Annuaire Grenoble - sites sur la ville de GrenobleGrenoble (en franco-provençal Grenoblo) est une ville du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère. Elle est la deuxième métropole de la région Rhône-Alpes après Lyon. Ses habitants sont les Grenoblois. |
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Histoire Antiquité En 286 est construite une enceinte entourant neuf hectares et dont certains éléments persistent encore aujourd'hui en plusieurs points de la ville (des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle). Touché par l'accueil que lui ont réservé les habitants de Cularo, l'empereur Gratien élève la ville au rang de « Cité ». La ville est renommée Gratianopolis en 377 en l'honneur de cet empereur. Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné. Il reste aujourd'hui de la période gallo-romaine et du IVe siècle la crypte Saint-Laurent et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu'au IXe siècle et mis à jour dans les années 1990 lors de la construction du tramway. Plusieurs portions du mur d'enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville notamment rue Lafayette. Moyen Âge Durant le Moyen Âge, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le Traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II du Viennois, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vendit son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui résida dans la province et la gouverna fut Louis XI. En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale. Pierre Terrail, seigneur de Bayard nait à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble. Renaissance En 1562, Mongiron, capitaine catholique, s’empare de la ville. Les huguenots sont jetés à l’Isère. La ville est reprise sans combat par le baron des Adrets, qui venge les morts. Le connétable de Lesdiguières s'empare de la ville en passant par la Bastille et décide de fortifier la rive droite de l'Isère en construisant une muraille rejoignant la Porte de France (à l'Ouest) à la porte Saint-Laurent (à l'Est). Il transforme la ville en construisant le palais delphinal et le Jardin de Ville ainsi que des égouts, ponts, fontaines,… La Contre-Réforme permet la construction du couvent Sainte-Marie-d'en-Haut (1622) (l'actuel musée dauphinois) et du lycée des Jésuites au XVIIe siècle. Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis Mandrin qui volait les riches et redistribuait ses larcins aux pauvres. Il dirigea jusqu'à 300 hommes et fut roué vif à Valence en 1755. Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau). Le 7 juin 1788 est une date clé dans l'histoire de Grenoble, de la France et de la Révolution française. À cette date a lieu la « Journée des Tuiles » : les protestations se multipliaient depuis mai suite à l'annonce de la dissolution du parlement dauphinois par Louis XVI et le 7 juin ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s'agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces évènements, Louis XVI autorisa la réunion des États généraux de la province à Vizille. Une représentation de cette journée se trouve au Musée de la Révolution française de Vizille (on y distingue très nettement l'ancien couvent qui deviendra par la suite la cité scolaire Stendhal). La « fontaine des Trois Ordres » sur la place Notre Dame rend hommage aux Dauphinois qui ont porté les prémices de la Révolution française. Elle fut réalisée par le sculpteur Henri Ding pour célébrer le centenaire des évènements en 1888. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon. XIXe siècle La Bastille est transformée entre 1824 et 1848 par le général Haxo et prend son aspect actuel. La dernière enceinte urbaine est remaniée à l'occasion de la guerre de 1870 contre l'Allemagne. XXe siècle Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville accueille en 1925 l'Exposition universelle de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme. Le maire profite de l'occasion pour ouvrir la ville vers le Sud : Les remparts sont détruits (à l'exception de tronçons toujours visibles du coté du Forum et du Musée de Grenoble) et les grands boulevards sont aménagés à leur emplacement ; En 1944, la ville est bombardée le 26 mai par les allemands en retraite. Elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle. construction du village olympique sur l'emplacement de l'aérodrome Jean Mermoz ; En 1987, Grenoble est la deuxième ville française après Nantes à réintroduire le tramway en ville. Enfin, dans les années 1990, Alain Carignon alors maire de la ville, propose la création d'un quartier d'affaire : Europole. Ce quartier est aujourd'hui le grand centre de congrès de la ville ainsi que le symbole de son développement. L'ensemble finit par constituer un tout assez peu homogène, ravagé par l'architecture des années 50/60. Le centre historique, petit pour une agglomération de cette taille, peu mis en valeur n'est pas exempt d'insertions malheureuses (Office Du Tourisme) mais fait l'objet actuellement d'une valorisation grâce au classement en 2005 du centre ancien en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Le "gris" des façades donne à la ville un chromatisme particulier renforcé par une assez forte densité des constructions. Des quartiers entiers nés ex-nihilo dans les années 60 ou 70 comme Mistral, Teisseire, La Villeneuve... à l'architecture typique des ZUP sont autant de témoins d'une ville qui a grandi trop vite. Les villes de l'agglomération, inexistantes il y a 50 ans, sont la plupart du temps d'anciens villages composés aujourd'hui d'immeubles des années 60/70. Grenoble est une "ville champignon" qui, favorisée par son developpement économique, a poussé à la plus mauvaise période de l'histoire architecturale. Reste que la ville située dans un cadre magnifique est très agréable à vivre du fait de la proximité de vastes espaces naturels.
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GéographieGrenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaîne de Belledonne (au Sud-Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes et est à ce titre souvent considérée comme la « capitale des Alpes ». La ville est principalement bâtie sur la plaine alluviale de l'Isère (ou Grésivaudan), au confluent de celle-ci avec le Drac à une altitude moyenne de 214 mètres, mais est entourée de montagnes très proches ce qui faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route. Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent) mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse. Située sur une plaine alluviale, ancienne vallée glaciaire, Grenoble est (dans sa zone urbaine) l'une des villes les plus plates d'Europe ce qui fait que l'utilisation du vélo y est assez répandue. Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à 475 mètres et accessible depuis le centre-ville par un téléphérique appelé communément « les bulles ». Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse. |
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