Recherche et technologies de pointe
La recherche scientifique a une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le polygone scientifique regroupe d'importants laboratoires du CEA et du CNRS, l'EMBL et Minatec, et de grands instruments européens : l'ESRF et l'ILL. De plus les universités et l'INPG possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche.
L’expertise de Grenoble en matière de hautes technologies s’organise principalement autour de trois domaines :
-un pôle numérique et logiciel qui comprend le domaine de la micro et nanotechnologie, ainsi que l’informatique et l’électronique :
Grenoble bénéficie d’un écosystème riche dans les nanotechnologies, avec la présence de grands groupes industriels, un grand nombre de PME/PMI et de nombreux laboratoires de recherches (CEA-Léti, INRIA…). Ceci s’est traduit en 2002 par l’Alliance-Crolles 2, collaboration entre Freescale (Motorola), NXP Semiconductors(Philips) et ST Microelectronics, qui fut le plus gros investissement industriel réalisé en France depuis 10 ans (avec 2,8 milliards d’euros investis). Egalement, le Pôle d'Innovation Minatec, lancé à l'initiative du CEA-Leti et de l'INP Grenoble, est un centre majeur en Europe pour les micro et les nanotechnologies. Grenoble fait ainsi partie des quelques sites qui, dans le monde, possèdent les bases scientifiques, technologiques et industrielles suffisantes pour atteindre une reconnaissance internationale dans ce domaine. Enfin en septembre 2005, le gouvernement français nomme Minalogic comme pôle de compétitivité. Ce pôle Minalogic (MIcro NAnotechnologies et LOgiciel Grenoble-Isère Compétitivité) a pour ambition de construire un centre de dimension internationale pour les puces miniaturisées intelligentes, grâce à la mise en commun de moyens issus à la fois de l’industrie, de la recherche et de la formation en micro et nanotechnologies et technologies du logiciel. Grenoble est également un grand pôle en informatique et en électronique avec la présence de grandes entreprises (Hewlett-Packard, Bull…) et une recherche active. L’industrie du logiciel est très développée dans l’agglomération : le multimédia et les développements de logiciels, positionnent Grenoble, tant en industrie qu'en recherche, dans les premiers rangs au niveau européen.
Le pôle numérique avec la microélectronique et les nanotechnologies, en passant par le logiciel et les systèmes embarqués, compte 30 000 emplois dans le Grand Grenoble dont 9 000 en électronique professionnelle, 11 000 dans l'informatique, 7 000 en micro-électronique et 3 000 pour le développement logiciel. En plus de la présence de leaders mondiaux du secteur, Grenoble offre un tissu dense de PMI-PME et de start-ups.
-un pôle biotechnologique :
Dans le domaine des biotechnologies et de la bio-informatique, Grenoble est reconnu comme pôle d'excellence dans plusieurs disciplines qui se situent dans le champ scientifique, à la croisée de la chimie et de la biologie : ingénierie de la santé, imagerie médicale, neurosciences et cancérologie. La ville est également reconnue pour son expertise dans le domaine des biopuces. L’entreprise bioMerieux a implanté son centre de recherche en biologie molléculaire à Grenoble. Grenoble abrite aussi des projets de recherche fédérateurs comme Nanobio, le génopôle Rhône-Alpes et le cancéropôle Rhône-Alpes ainsi que le programme européen Nano2Life et joue un rôle majeur dans le pôle de compétitivité mondial Lyonbiopole.
-un pôle lié aux nouvelles énergies :
Grenoble occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’expérimentation du photovoltaïque et de la pile à combustible. Le pôle de compétitivité Tenerrdis , dans lequel l’agglomération grenobloise est impliquée, a pour ambition de développer les nouvelles technologies de l’énergie, composante majeure du développement durable et répond à un enjeu majeur : améliorer le rendement des panneaux solaires.
Grenoble fut aussi une des premières villes de France à posséder un technopôle, Inovallée (ex-ZIRST), en 1971.
Tous ces domaines font de Grenoble,avec 21 000 chercheurs, un centre de recherche scientifique majeur en France et en Europe ce qui lui vaut parfois le surnom de « Sillicon Valley française ».
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